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Racines, Graines et Ancêtres

Nous voici à l’aube de l’été. Les plantes poussent de partout, à qui mieux mieux. C’est à laquelle fleurira plus vite et plus beau. Après bientôt 2 ans d’efforts, je vois le bout de mon école de plantes médicinales. Des cours jusqu’en septembre, puis un examen final en novembre. Ces derniers mois, j’ai aussi dû écrire un mémoire. J’ai choisi de travailler avec les plantes d’ici, celles que l’on trouve depuis très longtemps sur nos terres, celles que les ancêtres de nos ancêtres celtes avaient à disposition pour se soigner. L’archéologie nous donne des indications sur les plantes présentes chez nous. Plus de 90 simples ont été retrouvées dans la région de Neuchâtel. Avec ces dernières, nous pouvons soigner toutes les pathologies courantes. Certaines sont très connues comme le pissenlit le bouleau ou l’ortie. D’autres sont peut-être un peu moins connues comme médicinales : le noisetier, l’avoine, la reine des prés.

Nous cherchons souvent dans les plantes exotiques pour nous soigner de façon naturelle. En soi, ceci n’est pas juste ou faux. Mais avant de chercher si loin, n’oublions pas ce qui est juste sous nos pieds.

Les plantes transportent une énergie avec elles. L’énergie de leurs ancêtres-plantes, celle du lieu où elles vivent traditionnellement et celle du lieu où elles ont poussé. Si nous vivons aussi dans le même lieu qu’elles, la combinaison des énergies permettant de soigner devient très importante. On peut avec cela créer une « synergie » d’énergies.

La question du lieu où la plante a poussé est intéressante. L’énergie de ses racines et l’énergie de nos racines, si elles se rencontrent, peuvent faciliter ou développer l’enracinement ou d’autres qualités. Que se passe-t-il si mes racines sont Suisse, « château d’eau de l’Europe », et que j’absorbe une plante originaire du désert ? Vous me direz que les molécules actives sont les molécules actives, et vous aurez raison. Mais au niveau énergétique, comment se sentira une plante habituée à la sécheresse dans un corps habitué à l’humidité de nos contrées ? Elle ne pourra certainement pas développer tout son potentiel.

Être dans un lieu familier est toujours plus facile pour nous. Le même principe s’applique aux plantes qui soignent. Elles soigneront différemment dans un milieu qui leur est familier.

La question des ancêtres plantes et de nos ancêtres est aussi intéressante. Ces derniers n’employaient pratiquement que les simples de leur entourage. Elles ont gardé dans leur graines et leurs gênes certaines informations qui peuvent être importantes. Si leur passé est ailleurs, ce qu’elles pourront nous donner proviendra aussi d’ailleurs et ne sera pas toujours en adéquation avec le lieu dans lequel nous vivons.

On parle souvent de la tradition millénaire de certains pays orientaux. Mais la nôtre l’est aussi. Nous la méprisons parfois trop. Certes, certaines recettes antiques peuvent parfois sembler étrange. Plutôt que de les mettre de côté sans réflexion, ne serait-il pas plus judicieux de réfléchir à ce que la recette veut transmettre. J’ai récemment lu une recette comportant de la graisse de chien. Avant de mettre cette recette à la poubelle, ne serait-il pas plus intéressant de réfléchir aux qualités de cette graisse et à celles de son animal, et peut-être de retrouver ces qualités dans d’autres ingrédients ?

Alors, avant d’aller puiser dans des traditions lointaines, il serait peut-être judicieux de s’approprier de nos racines, de nos graines…. et de nos ancêtres….

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Le Mythe

Un très beau texte :

Les mots sont des images
Les images sont des symboles
Des choses qui relient vibrent nous constituent
Les enfants rêvent au coin du feu
La Parole de leurs Mère ou de leur Père bâtit leur univers psychique
Les adultes se créent autour des histoires qu’ils ont apprises
Ils les vivent aussi , parfois en meurent
Les histoires qui se répètent dans les tribus deviennent parfois des mythes puissants

Les indiens d’Amérique disent que les histoires peuvent guérir, qu’il y a un temps pour certaines histoires, un temps pour d’autres

En intégrant le mythe druidique, nous touchons au « Monde » tel que le voyaient les anciens Druides. Il ne s’agit pas seulement de divertissement mais de quelque chose de plus « essentiel ».

Eber

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Déménagement

Je ne vous oublie pas…. Mais je déménage dans peu de temps puis je change de travail. Donc, à bientôt.

Kermailune 🙂

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« Fabriquer » un Druide

Nous vivons dans une société du tout tout de suite. On presse sur l’interrupteur pour avoir de la lumière ou sur un bouton pour avoir du café. Cette façon de vivre est moderne et je suis la première à profiter de tous ces « instantanés » souvent très pratiques. Si je devais me lever pour faire un feu avant de pouvoir faire cuire de l’eau pour avoir une tisane avant d’aller travailler, je serais la première à « ronchonner » avant l’aube. Je finirais peut-être par me passer de tisane après m’être battue pendant un certain temps pour faire un feu alors que je suis mal réveillée. Cette façon de faire est le propre de nos sociétés modernes. Toujours plus, toujours plus vite sans jamais s’arrêter. Et nous sommes tous touchés par cela.

Il y a un jeu de société auquel je jouais parfois lorsque j’étais enfant : le « hâte-toi lentement ». Quel paradoxe ! Mais au delà du jeu, il y a là aussi une certaine sagesse. Celle de faire des choses à taille humaine. En travaillant, certes, mais en restant ce que nous sommes parfois tous : lents.

Cette société du « hâte-toi à toute vitesse » nous fait perdre le sens des choses, de la valeur de celles-ci. Si, pour avoir un nouvel outil, vous devez aller chez le forgeron puis chercher une branche d’arbre dans la forêt voisine, la laisser sécher, la peler puis la poncer pour en faire un manche, votre outil aura une valeur autrement importante à vos yeux et vous veillerez à le garder fonctionnel le plus longtemps possible. Si, pour voyager, vous devez aller à pieds ou à cheval si vous êtes assez riche pour en avoir un, le voyage prend un autre sens que de prendre l’avion.

Notre sens de l’instantané nous fait croire que tout s’acquière en 3 min. Et nous manquons parfois de persévérance, moi la première.

Le chemin druidique n’est pas quelque chose appris en un clin d’oeil si vous voulez le faire sérieusement. Certes, personne ne pourra vous empêcher de vous dire druide après avoir lu un livre sur le sujet. C’est la même chose pour d’autres traditions. On peut suivre un chemin de différentes façons. On peut simplement en rester aux fondements. C’est très bien ainsi. Ou choisir d’aller plus loin et de devenir ovate, barde, druide. Même si on choisit de rester simple pratiquant, les choses ne sont pas apprises en 5 minutes. Et c’est là la difficulté. Parfois, le chemin monte, il est caillouteux ou glissant. On peut parfois tomber ou se perdre, avoir envie d’abandonner. C’est normal. La remise en question peut être saine mais parfois difficile. Et il y a un choix à faire. S’arrêter, ce qui peut être tout à fait honorable, ou continuer. Mais il est important de savoir ce que l’on fait et ce que l’on est, quel est le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir. Une pause peut être nécessaire. Tout cela sans oublier que devenir barde, ovate ou druide, ce n’est pas un vol en avion mais un chemin parcouru à pieds, avec ses difficultés, ses joies, et ses occasions de prendre du temps pour l’autre et pour la nature qui nous entoure. Prendre un avion et se dire druide, c’est se mentir et mentir à l’autre. Mentir à l’autre, c’est une chose. Il ou elle se rendra compte tôt ou tard que ce qui est dit n’est pas vrai et ne tient sur rien. Se mentir à soi, c’est plus embêtant. Parce que c’est parfois ce qui nous empêche de continuer notre route et d’arriver au but désiré.

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Ceux et celles qui me connaissent bien savent que, depuis quelques mois, je file. Non, je ne pars pas en courant mais oui….. je file de la laine. Passer de la toison du mouton à un objet tricoté est un acte sans comparaison. Tout à l’heure, je filais. Souvent, je file avec la radio ou parfois en silence si mes voisins sont calmes. J’ai cette fois-ci mis un peu de musique et j’ai choisi un CD d’Alan Stivell. J’ai été impressionnée par les images que cette musique celtique apportait à mon filage. Des images d’un autre âge, d’un autre temps. Du temps où on filait pour rester au chaud pendant l’hiver, où on écoutait la harpe et la flûte chanter au coin du feu. J’ai presque entendu un barde des temps anciens conter les légendes aux gens réunis autour de lui.

Il y a, je crois, quelque chose à creuser. La question du sens ou des sens. Il y a le faire, l’entendre, le voir, le toucher et l’odorat. Comment, dans notre pratique, faire de toutes ces choses une seule pâte qui, une fois levée et cuite, permettra de nourrir une famille. Si vous faites votre pain sans sel ou avec trop de levure….

Il y a les sens et l’essence. L’essence a peut-être à voir avec un équilibre des sens. On parle d’essence pour dire le centre, la chose principale. Mais l’essence parle aussi d’un sens. Finalement, l’équilibre des choses a une odeur naturellement agréable… ou pas.

On dit souvent rechercher l’équilibre des choses. Certes, il est important. Mais qu’en est-il du déséquilibre ? Lorsque notre vue est tellement prise que plus rien de compte, lorsque notre oreille est entourée par le son et que l’on entend plus rien d’autre ?

Et lorsque tous ces sens, en équilibre ou pas, font jaillir une chose inconnue, inattendue, serait-ce ce que l’on appelle…. le 6ème sens ?

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Prendre le temps

Prendre le temps de travailler, c’est le prix du succès

Prendre le temps de penser, c’est la source de la force

Prendre le temps de jouer, c’est le secret de la jeunesse

Prendre le temps de lire, c’est la base du savoir

Prendre le temps d’être aimable, c’est l’accès au bonheur

Prendre le temps de rêver, c’est le chemin qui mène aux étoiles

Prendre le temps d’aimer, c’est la vraie joie de vivre

Prendre le temps d’être heureux, c’est la musique de l’Âme

Auteur inconnu

Bonne et Heureuse Année à tous !

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Bassins

bassins

De passage dans le petit village vaudois de Bassins, j’ai trouvé ce vitrail représentant les armoiries du lieu. De l’oiseau sur le sapin en passant par l’ours et le loup, c’est une quantité de très beaux symboles dans un tout petit espace. Je ne vous dirai pas combien de fontaines ce village compte : elles sont innombrables. Ce village a aussi une exploitation agricole un peu inhabituelle : une distillerie qui produit des huiles essentielles. Ma petite bouteille de lavande est maintenant estampillée « du pays » plutôt que « provençale »…..

http://www.distilleriedebassins.ch/


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