Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Créativité’ Category

Roseau

Raide mais souple, Ensemble

Oser le paradoxe, Nuage soufflant

Se délecter de son duo, Avec le vent

Entourloupe, Cercle du voyant

Avec grâce, Cape ample

Union enracinée, Eau et guérison

Read Full Post »

Nous vivons dans un monde à la fois très différent et très proche de celui de nos ancêtres. Certes, vous me direz que, avant tout, notre monde est différent et vous aurez certainement raison. Nous avons la TV, l’avion, les changements incessants. Il y a 150 ans, les choses étaient probablement plus calmes. Pour ne pas parler de 2000 ans ou plus. On idolâtre parfois le passé. Tout y était mieux. La plupart des gens vivaient certainement une vie plus tranquille et le stress n’était probablement pas le même. En effet, nous ne savons plus, pour la plupart d’entre nous, ce que signifie ne pas savoir comment nous allons nourrir nos enfants et notre bétail pendant l’hiver car la moisson et les foins n’ont pas été bons ou comment éviter la contagion de la peste. Nous n’avons pas non plus l’habitude de devoir fuir devant un animal sauvage en colère, ou de devoir nous battre contre ce dernier. Nous n’obligeons plus nos enfants à se marier pour des questions de convenance. Ce genre de stress est certes différent de ce que nous vivons mais il devait être bien présent lorsque ces situations se présentaient.

Il me semble cependant que la notion du « toujours plus vite, toujours plus, en moins de temps » n’était pas présente. Lorsqu’on voit, par exemple, la minutie des bijoux ou d’autres objets de la période celtique, d’autres valeurs transparaissent. Si on regarde encore plus loin, du temps des menhirs, il semble que les activités de survie comme la recherche de nourriture ou d’un abri, ne prenaient pas tout le temps des populations. Que faisaient-elles donc du temps restant ? Au delà des constructions de pierre qu’ils nous ont laissées, personne ne pourra répondre à cette question de façon certaine, même si leurs oeuvres artistiques nous donnent un début de réponse.

Comment organiserions-nous nos journées si nous ne travaillions que le matin, et encore autour de notre domicile ? Faire les choses les unes après les autres, sans regarder l’heure, sans se presser est un exercice intéressant. Tout d’abord parce qu’il nous change de notre train-train habituel. Et pratiquer des activités sans horaire et sans stress, dans un esprit méditatif, déclenche certaines choses. On ne parle pas beaucoup de ce genre de « méditation active » mais elle est intéressante. On peut aussi le faire lors d’une ballade tranquille, en forêt. Un pied devant l’autre, sans but précis.

C’est comme entrer dans un cercle. Les activités, que ce soit la marche ou autre chose, deviennent « rondes ». On peut aussi retrouver cet état lorsqu’on pratique un art pratiqué depuis toujours, par nature plus lent que notre rythme actuel. Tricoter une paire de chaussettes ou fabriquer une amulette prendra plus de temps que de les acheter au bazar du coin. Ces objets changeront aussi de valeur. Ces activités nous permettent, d’une certaine manière, de sortir de la spirale rapide du temps actuel et de rentrer dans un autre temps. Un temps plus proche de celui de nos ancêtres. Nous ne pouvons pas revenir en arrière et ce serait folie de notre part de tenter de le faire. Mais ces moments, « volés » au temps actuel, nous permettent de « voyager dans le temps » d’une nouvelle façon.

Read Full Post »

Si vous montez un jour au Mont-Vully, ne manquez pas la vue sur les 3 lacs et sur la Tène, les grottes, allez voir le rempart celtique et « le palet roulant ». Le palet « et » et non pas « ais ». quoi que…..Laissez-moi vous conter son histoire.

Personne ne sait vraiment d’où vient ce nom. Certes, la forme parle en faveur d’un palet. Mais un palet roulant ????

Certains disent que c’est Gargantua qui lança la pierre depuis le sommet de la Furka qu’elle roula depuis le haut du Mt-Vully et s’arrêta là où elle est maintenant. La science dit qu’elle vient bien de la Furka, mais qu’elle a voyagé sur les glaciers. D’autre encore disent que cette pierre a été crachée par l’un des monstres souterrains du lac de Neuchâtel. Vous ne saviez certainement pas que nous avions des monstres juste en dessous de cette montagne ? Presque aussi gros que le monstre du Loch-Ness. Et apparemment, ces monstres mangent parfois les jeunes filles. Il y en a donc plus qu’un. Donc, si vous êtes une jeune fille, attention. Mais apparemment c’est la seule chose qu’il aime. Ce monstre peut être plus long qu’un homme…. et peser plus de 70 kg. Le plus gros jamais sorti d’un lac pesait 306 kg pour 5 m. Donc la jeune fille à peu de chance de s’en sortir. Mais ce monstre vorace ne gagne pas toujours la bataille. En effet, il peut être parfois pêché…. mais pas par des jeunes filles. Il s’appelle…. Silure.

En fait, cette pierre est une porte d’entrée. La porte d’entrée pour aller manger chez le diable. Vous n’aviez pas imaginé ceci ? Parfois, le diable en personne sortait même pour prendre l’air et observer le lac. Pour faire rouler son palet et pour rentrer, je ne sais pas s’il fallait toquer, ni où, ni comment. Mais la porte était parfois ouverte. On dit que c’était à Minuit ou à certains moments précis de l’année. En tous cas, fuyez à toutes jambes si jamais vous aviez l’impression qu’elle s’était ouverte pour vous. Parce que si cela arrive, vous deviendriez immédiatement prisonnier du diable en personne … Lorsque la porte est ouverte, plus rien à faire pour personne. Là, ce n’est plus seulement les jeunes filles qui sont en danger. Mais tout le monde. On entrait dans le palais « ais » pour festoyer avec le diable, attiré par ses grillades. Et lorsqu’on se retournait, la porte était fermée et impossible de ressortir.

Donc, dans l’ancien temps, personne n’était autorisé à s’approcher de cette pierre. Tout le monde en avait peur… ou presque. Et les curieux ne revenaient jamais pour en parler .

Vous me direz que ne je fais pas une bonne cheminante druide. Je vous parle du diable. Mais…. qui vivait ici avant qu’on y mette le diable ? Que faisait-on en ce lieu ? Quelle sorte de porte d’entrée était-ce ? A vous de trouver. Mais je sais une chose pour sûre : jamais le diable n’a habité ici. Il se serait trop souvent battu avec les silures pour avoir les jeunes filles.

Read Full Post »

Si vous êtes de passage ce mois ci ou au début du mois prochain à Berne, ne manquez pas le Kunstmuseum. Profitez des ours et des arcades, allez vous promener au bord de l’Aar mais n’oubliez pas ce musée.

A l’occasion du centenaire de la mort d’Albert Anker, le Kunstmuseum organise une superbe exposition. J’ai découvert ce peintre alors que je faisais mon cursus de barde. Je n’ai jamais été très touchée par la peinture, mais à cette occasion, j’ai découvert Albert Anker. Il peint le quotidien de son village à l’époque de mon arrière grand-mère. C’est à la fois très loin mais aussi tout proche. Lorsque je vois certaines peintures, je revois mon grand-père ou mon oncle, dans leur ferme. Je vois aussi un peu du quotidien d’Alice, mon arrière grand-mère, que j’ai eu le privilège de connaître.

Albert Anker peint souvent les enfants, jouant, au sortir de l’école, ou tricotant. A l’autre extrême, il peint la vieillesse, la fin de la vie, la mort. Vivre était bien plus difficile à l’époque. Mais ses portraits sont vivants et lumineux.

J’ai personnellement moins apprécié les faïences et les natures mortes. Mais tout est question de goût….

A voir le monde un jeudi en début d’après-midi, je ne suis de loin pas seule à apprécier l’oeuvre de cet homme. Mais le nombre de peintures exposées et la taille des lieux permettaient tout de même de voir l’exposition de façon confortable.

www.kunstmuseumbern.ch

Read Full Post »

L’histoire du géant bicéphale

Il était une fois un géant un peu particulier. Comme tous les géants, il avait deux bras et deux jambes, et un ventre entre deux. Seulement…. au dessus du ventre…. il avait deux cous surmontés de deux têtes. Personne ne savait vraiment pourquoi il était comme cela. Lorsqu’il était né, il n’avait qu’une seule tête, comme tout bon géant. Un jour, personne ne savait pour quelle raison, les Dieux décidèrent de mettre un étincelle dans le coeur de ce géant. Ce dernier en fut tout bouleversé et, peu après, se retrouva avec ses deux têtes.

Ses deux visages se ressemblaient beaucoup, un peu comme des frères jumeaux. En fait, si on ne connaissait pas bien ce géant, on ne se rendait pas compte de la vraie différence. L’une des têtes, probablement la plus ancienne, regardait par terre et autour de lui. Il y avait une forêt merveilleuse d’arbres fantastiques, tous plus attractifs l’un que l’autre. L’autre tête regardait au loin, à l’horizon. Là, les choses étaient un peu moins claires, un peu plus difficile, comme l’est souvent l’horizon. Cette tête là regardait aussi les nuages et les étoiles.

La plupart du temps, les deux têtes de notre géant s’entendaient à merveille. Finalement, elles appartenaient à la même personne et étaient complémentaires. Mais parfois, elles n’étaient pas d’accord et pouvaient de chamailler. C’était un peu comme si vous vous trouviez devant un miroir et enguirlandiez le reflet en face de vous. Vous avez un visage grimaçant devant vous et donc, deveniez plus grimaçant à votre tour…. et ainsi de suite.

En fait, le visage le plus ancien prenait habituellement le dessus. Parce qu’il était plus ancien et donc avait plus d’expérience que l’autre. De plus, il connaissait sa forêt depuis longtemps et lorsqu’il regardait avec les yeux de l’autre tête, il ne voyait qu’un mur. La seconde tête avait tendance à s’étioler, un peu comme une plante qu’on oublie d’arroser.

Le géant avait pris l’habitude de vivre avec deux têtes, autant surprenant que cela puisse sembler. Cette tête qui s’étiolait lui posait tout de même un problème. Il l’avait créée et devait l’assumer mais ne savait pas comment faire. Il était tiraillé. Si l’une mourrait, l’autre suivrait peut-être. Mais peut-être devrait-il relier ses deux têtes pour n’en faire qu’une seule, les laisser mourir pour renaître autrement, et ainsi savoir où et comment regarder et donc comment agir ?

Read Full Post »

Tamina

Il était une fois….. un Géant. Personne ne savait son nom, et personne ne savait d’où il venait. C’était il y a bien longtemps, bien avant l’arrivée des Hommes sur la Terre. Un beau jour, il décida de s’arrêter au bord d’une rivière et de la remonter. Il faisait, de cette façon, comme tous les poissons. Il faut dire que cette rivière était à l’époque très poissonneuse et que ce Géant les appréciait. Parfois cru, parfois cuits et, s’il avait le temps d’attendre (ce qui n’était pas très fréquent), il les faisait mariner dans une mélange d’herbes locales puis il fumait son poisson. Quel délice ! Il décida même un jour de sculpter son visage sur l’une des parois. Juste pour s’amuser et faire peur aux poissons…..

Un beau jour, alors qu’il arrivait à ce qu’il pensait être la source de la rivière, il mit l’un de ses pieds juste au dessus et, comble de malheur, une partie de la terre s’effondra. Il eu bien de la peine à retirer sa jambe mais vit au dessous que la rivière continuait. Curieux, il creusa des trous de ci-et de là pour pouvoir remonter la rivière… et continuer à profiter du poisson.

Quelques jours plus tard, il fut surprit de sentir un rocher un peu plus chaud que les autres. Cependant, la rivière continuait à remonter et les poissons à l’habiter. Et lorsqu’il mettait la tête dans le trou qu’il venait de faire à côté du rocher tiède, il voyait une sorte de sortie à ce tunnel un peu plus haut et la rivière semblait remonter encore un peu plus loin. Comme il était très curieux, il s’arrêta et décida d’explorer ce curieux rocher un peu tiède. Il enleva donc plusieurs énormes cailloux. Il ne s’attendait pas à ce qu’il trouva derrière un rocher vraiment chaud, presque brûlant : de la fumée. C’est pour le coup que le Géant s’interrogea. Plus besoin de faire du feu pour fumer son poisson ? Ou peut-être que les poissons vivant là dessous étaient déjà fumés vivants ? Puisqu’il avait faim, Il continua à creuser espérant un repas tout prêt ou en tous cas sérieusement précuit et finit par trouver un filet…. d’eau chaude. Dans ce coin de pays, c’était surprenant. Il faut dire que l’on était dans les Alpes, même si l’altitude n’était pas très élevée. Les montagnes autour le prouvaient. L’eau n’était tout de même pas assez chaude pour bouillir son poisson mais le Géant pris une série de douches chaudes et ravigotantes. Il faut dire qu’il y avait longtemps qu’il ne s’était pas lavé car l’eau de la rivière était glacée. Avant de s’en aller, il sculpta le doux visage de l’eau dans la pierre, en remerciement et comme signature de son passage.

Le temps passa, passa, passa. Un jour, les Hommes vinrent. Ils virent ce lieu curieux et remontèrent aussi la rivière, péchant de ci et de là le poisson épargné par le Géant, le faisant cuire souvent assaisonné d’herbes locales, et parfois même, lorsqu’ils avaient le temps, ils le fumaient avant de le manger. Ceux qui connaissaient la Terre et ses bienfaits osèrent aller jusqu’à la source chaude. Ils avaient tout de même un peu peur du Géant et des signes qu’il avait laissés. Ils durent s’enfiler dans d’étroits passages. Pour une surprise, la source chaude fut une surprise. Ils virent le visage gravé, celui de la Terre Mère. A leur tour, ils apprécièrent les bienfaits de ce lieu et en firent un lieu un peu secret, réservé à certaines cérémonies particulières. Remonter dans le ventre de la terre n’était pas réservé à tous. Mais ceux qui osèrent ne repartirent jamais déçus. Depuis lors, on continua à visiter la source d’eau chaude.

Le temps passa, passa, passa. On construit des bains proches de l’endroit ou le géant avait malencontreusement posé son pied. Le lieu était si difficile d’accès à pieds que l’on en arriva à descendre certains malades au bout d’une corde pour leur permettre d’atteindre l’eau chaude guérissante, les yeux bandés pour éviter le vertige.

Paracelse venta même les vertus de cette source et y séjourna un certain temps. Aujourd’hui, l’eau chaude est amenés jusqu’en plaine. Mais on peut toujours remonter une petite vallée très pittoresque, visiter les anciens bains et cheminer jusqu’à la source chaude. Pour cela, tout comme nos Ancêtres, il faut s’enfiler dans une gorge très serrée qui parfois se transforme en tunnel car la végétation a tout recouvert. Si on est un peu attentif, au delà du grondement de l’eau et du lieu imposant, on peut encore percevoir les effluves de la Terre Mère qui se manifestent et la rencontrer dans la douceur de son eau chaude, sacrée.

Et j’oubliais….. Je crois que j’ai trouvé le nom du Géant : Tamina. C’est aussi le nom de la rivière et de la vallée qui lui offre un asile protecteur alors qu’elle descend doucement en plaine, vers les habitations des Hommes.

Read Full Post »

Jodorowsky et l’Art Celte, mais qu’est-ce que c’est que ce « truc » ???? C’est probablement votre première réaction en lisant ce titre. Même si cela peut s’avérer surprenant une comparaison entre l’Art Celte et le tarot de Jodorowsky est possible, voire même intéressante….

Si on observe les cartes du tarot, elles sont très denses en objets. Il y a une quantité de petites choses à observer. Des objets pas toujours dans le « bon sens », des quantités de traits, lignes et points, des choses insolites comme une lune ou un cercle dans les cheveux du pendu. A ce titre, ces cartes me rappellent certaines oeuvres de l’Art Celte. Plus vous regardez, plus vous voyez de choses et de détails. Ceci plus particulièrement dans les entrelacs un peu complexes. Lorsque j’observe certains objets antiques, je me demande même comment nos Ancêtres ont pu aller si loin dans les détails et la complication. Ceci remet en question ma façon de travailler en tant que barde. Comment est-ce que j’intègre les détails dans mon travail ? On sait que l’Art Celte n’est pas un art gratuit. Il a un sens. Comment donc donner plus de sens à ce que créent mes mains ? Qu’en est-il du sens magique ?

Les cartes du tarot sont aussi très denses en couleurs. La coloration permet de cacher les détails car l’oeil est pris par les couleurs et ne voit plus ce qu’il y a autour. Pour refaire une comparaison, et pour autant que je le sache, il y a peu d’oeuvres peintes de façon criarde dans l’Art Celte, à l’image des cartes du tarot. Pour reparler des entrelacs, l’oeil n’est pas pris par la couleur mais par les formes, qui partent dans tous les sens. Le résultat est le même au niveau des détails qui « disparaissent », même si la méthode est différente. Pour l’un, on a la couleur, pour l’autre la forme. Et si on passe assez de temps à observer, l’oeil peut oublier ce qui a capté son attention et voir quelque chose de l’au-delà. La couleur n’est cependant pas absente chez les Celtes. Leurs habits étaient très colorés, tout comme ceux des personnages du tarot, même si c’est dans un style très différent. Si on regarde les armées romaines avec leurs armures de fer toutes semblables et les habits colorés des Celtes, je me demande quelle influence magique cet « arc-en-ciel » mouvant a dû parfois avoir sur les soldats romains….

Les cartes du tarot ont aussi une certaine « irréalité ». Je n’ai jamais vu d’animal aux pattes avant semblables à celles de la bête accompagnant la Force, ni d’homme bleu comme sur la carte du Jugement. Les entrelacs sont assez semblables. Les animaux et les figures représentées sont souvent « irréalistes ». On peut par exemple parfois voir des serpents à deux têtes. Ceci permet à nouveau d’ouvrir notre imagination, puis la porte sur l’Autre Monde.

L’aspect « générique » du tarot de Jodorowsky est très marqué. Les cartes sont à la fois descriptives et même parfois très précises mais aussi très vagues comparées à d’autres tarots. Elles n’induisent pas ou peu de réponse. Pour vous donner un exemple, j’ai vu une fois une représentation de l’Amoureux avec un couple enlacé. Le lien entre le titre de la carte et le dessin est évident. Cependant, la carte de l’Amoureux de Jodorowsky présente un homme lié par les bras à 2 femmes. En plus de l’amour comme représenté sur la carte du premier tarot mentionné, je peux sans autre penser « choix » ou « double lien », ce que permet plus difficilement un couple enlacé….

    Les oghams, qui sont un autre outil divinatoire, ne reposent pas sur les mêmes principes. Il n’y a pas de couleur et peu de forme, si ce n’est le dessin de la lettre. Le devin doit s’appuyer sur autre chose pour faire son travail.

    Les cartes du tarot racontent une histoire. L’histoire du Mat qui part faire un voyage initiatique sans fin mais toujours différent. A chaque « roue » ou à chaque tirage, l’interprétation est différente. Les choses et les gens ont changé. C’est la raison pour laquelle les livres sont importants pour comprendre la structure du tarot et avoir une idée de l’interprétation traditionnelle mais que ensuite, ils peuvent devenir un blocage ne permettant plus de voir l’au delà. Ce n’est pas celui qui consulte qui doit s’adapter à la carte et à son interprétation mais l’interprète qui s’adapte à son « client ». Lorsque nous observons une carte et que le regard glisse dans l’Autre Monde, l’expérience est aussi initiatique. Et si vous savez interpréter ce que vous voyez sans projection et sans désir personnel, ce qui est parfois très difficile, j’en conviens, vous aurez peu de chance de vous tromper face à votre client.

    Même si le tarot en lui-même n’est pas un outil celte, il n’en reste pas moins un outil abordable. Personne ne connaît vraiment son origine, même si elle est probablement moyenâgeuse. Cependant, le tarot permet d’avoir un regard dans l’Autre Monde, avec des outils ressemblant à ceux de nos ancêtres. A ce titre, je pense qu’il est valide pour un ovate d’aujourd’hui d’employer ce moyen divinatoire.

    Read Full Post »

    Older Posts »